Carfantin
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D'après le
Pouillé de l'archevêché de Rennes, publié en 1882 (tome 3) et 1883
(tome 4) par le chanoine Guillotin de Corson, la tradition prétend
qu'il y avait là un monastère, fondé par Saint Samson, au 6e siècle,
près de la fontaine qui porte son nom, puis gouverné ensuite par Saint
Magloire. |
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Carfantin devient paroisse de bonne heure. Sa fête patronale était, dès 1076, l'Assomption, et la paroisse comprenait à cette date, le village de Mezwoit (aujourd'hui Mabouet), qui lui fut retiré pour être rattaché à la paroisse de l'Abbaye, moyennant tribut, versé chaque année, à la fête de l'Assomption, signe que Carfantin était bien l'église-mère. L'abbé Manet dit que cette paroisse portait le nom de Carfantain-le-Noble, et que son bourg avait un petit port. En 1856, l'ancienne église mesurait 12 m de long, pour 7 m de large ; elle devait être de taille insuffisante pour une population d'environ 800 personnes, sur un territoire de 1000 ha environ. Elle était entourée d'un cimetière.
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La
première pierre de la nouvelle église
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| Entre 1855 et 1895 furent
construits des calvaires au Champ Dolent et place Saint Samson ; en
1867, on décida de la construction d'un autre presbytère ; en 1873,
l'ancien cimetière, autour de l'église fut supprimé, et en 1874 le
recteur demanda aux religieuses de N.D. des Chênes d'ouvrir une école
paroissiale, qui fonctionna jusqu'en 1960.
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| En 1944,
l'église eut beaucoup à souffrir des bombardements. On avait
évacué les statues de l'église, sauf le groupe de La Salette, et les messes étaient célébrées dans une grange aux Haies et à la Haie. En 1946, l'abbé Poirier et les paroissiens décidèrent de construire une grotte à N.D. de La Salette et d'y faire un pèlerinage. En 1952, Son Eminence le Cardinal Roques vint à Carfantin pour la confirmation et la bénédiction de l'église restaurée. Il fera une visite à la grotte ; il reviendra en 1958 pour le centenaire de l'église, dont les cloches avaient été électrifiées en 1954.
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Texte de Roger Bazin et Dominique Cortyl