Patrimoine religieux: Mont-Dol

L'église paroissiale du Mont-Dol  
L'église du Mont-Dol est citée dès 1158,
et dépendait de l'ancien évêché de Dol.

Les constructeurs de l'église adoptèrent un plan dépourvu de transept comme il était courant dans la Bretagne romane des 11e et 12e siècles : la nef est encadrée par deux bas-côtés et se termine par un choeur à chevet plat.
Avant son agrandissement en 1823, l'église occupait un rectangle dont les dimensions extérieures étaient d'environ 30 m sur 15 m. Elle fut rallongée de 10 m 60 vers l'est. Cette extension permit le recul du choeur et la construction d'une nouvelle sacristie. En 1897, une seconde sacristie fut implantée au nord de l'édifice.

La tour du clocher abrite le porche principal. Son 1er étage, quasi aveugle, est surmonté de l'ancienne chambre des cloches, percée de 4 hautes fenêtres trilobées. On y voit les armes de Mgr Charles d'Espinay, évêque de Dol (1558-1591).
En 1873, un étage supplémentaire, doté de 8 ouvertures, fut couvert d'un toit de zinc. Quatre clochetons et une balustrade couronnèrent la tour. En 1974, clochetons et balustrade furent démontés et l'actuelle flèche en ardoise construite.
La nef est éclairée par deux séries de cinq fenêtres hautes, en plein cintre.
Au 15e siècle, des fresques illustrant la Passion du Christ furent peintes sur la partie haute des murs, recouvrant en partie des peintures du 12e siècle qui imitaient une maçonnerie de grand appareil, avec une frise de feuillage. Ultérieurement, le tout disparut sous un badigeon.
En 1864, des travaux de restauration permirent la réouverture des fenêtres et... la redécouverte des fresques. Malheureusement, lors de ces travaux, les peintures furent mutilées et on décida de les recouvrir d'un nouvel enduit. Auparavant, le malouin Théophile Busnel en avait fait le relevé. Les travaux de 1972 permettent de les voir à nouveau.

Les fresques se lisent en partant du bas de la nef, côté nord.

C'est d'abord L'Entrée du Christ à Jérusalem
... à droite le dessin par Théophile Busnel
L'entrée du Christ à Jérusalem
Dessin de Th.Busnel
    Puis celui de la Trahison de Judas.
La Trahison de Judas
Les scènes suivantes, sur ce même côté, sont très dégradées, et Busnel ne les dessina pas.

Les peintures du mur sud (plus lisibles) furent relevées ainsi par Busnel :

La Mise au Tombeau du Christ
La Résurrection
Le Christ aux Limbes L'apparition du Christ à Marie-Madeleine
Une dernière peinture, plus tardive, présente les tourments de L'enfer :  
Les bas-côtés :
Deux séries de six travées séparent la nef des bas-côtés. Huit piliers carrés et deux colonnes cylindriques supportent les arcs brisés. Les colonnes ont leurs chapiteaux grossièrement décorés de feuillages.
Les fenêtres ogivales des bas-côtés datent de 1864. Elles furent dessinées par M.M. Frangeul, architectes malouins et remplacèrent des ouvertures rectangulaires.
Près de la chapelle du Rosaire, une belle fenêtre à meneau agrémentée d'un quintefeuille est datée du 15e siècle.
Le choeur :
En 1823, deux grandes baies éclairèrent le nouveau choeur. Elles furent transformées en 1897 en deux fenêtres géminées qui reçurent des vitraux.
Les stalles furent faites en 1897 par M. Lainé, de Dinard, sur le modèle de celles de Rothéneuf. Des animaux fantastiques sont sculptés sur les accoudoirs :
Le grand retable
Il date du 17e siècle. Un grand tableau, une Présentation au Temple, occupe son centre.
Le devant d'autel est une peinture sur bois représentant la Cène.
Un Saint Michel en bois, polychrome, de la 2e moitié du 17e siècle, domine l'ensemble.
   
La Chapelle du Rosaire :
Le retable n'a qu'un corps dont le centre est une peinture sur toile du 19e siècle représentant la Donation du Rosaire. En présence de Catherine de Sienne, la Vierge remet à Saint Dominique un rosaire.
Le devant d'autel, actuellement peu lisible, est une Visitation (2e partie du 17e siècle).
   
La Chapelle Saint Etienne :
Le tableau d'autel représente une Adoration des Mages qui fut peinte vers 1950 sur le vernis d'un tableau précédent. Le même sort fut réservé au devant d'autel présentant maintenant un groupe d'enfants entourant Saint Jean Baptiste de La Salle (ou peut-être Saint Jean Bosco).
Les Fonts Baptismaux, en marbre blanc, furent achetés en 1823. Ils remplacèrent probablement une des deux cuves octogonales en granit dont l'une sert de bénitier au bas de l'église.
Les Pierres Tombales :
On a compté 243 inhumations dans l'église pour la période de 1700-1758 (7% des décès).18 morts pour l'année 1705. Régulièrement, les ossements étaient déposés dans l'ossuaire du cimetière. Il faudra 16 arrêts du Parlement de Bretagne pour mettre fin, dans la Province, à cet usage préjudiciable à la santé.
Pierre tombale d'un prêtre (ornée des objets symboliques : calice et Bible

D'après le texte de Jean-Jacques Chartier
Association "Les Courous d'Pouchées"

Le sommet du Mont-Dol

Le sommet du Mont Dol : lieu christianisé, est devenu centre de pèlerinage et de culte à Notre Dame de l'Espérance.


Chaque année, le 15 août, une veillée mariale est organisée à l'église du Mont-Dol. Elle se poursuit par une procession aux flambeaux vers Notre Dame de l'Espérance sur le Mont.