Patrimoine religieux: Saint Georges de Grehaigne

Historique

L'histoire de la commune est étroitement lié à celle de son prieuré. La paroisse, fondée au début du XIe siècle par les bénédictines de Saint Georges de Rennes, prend le nom de Saint Georges de Villers, puis de Saint Georges de Hiragne, pour devenir Saint Georges de Grehaigne au XIIe siècle.

Vers 1030, à la suite de son entrée chez les Bénédictines, une soeur d'Alain III, duc de Bretagne, reçoit de sa mère Havoïse un moulin et le terrain situé autour du village de Villers. Ce dernier est donné en 1040 par un seigneur de Montrouault au monastère de Saint Georges de Rennes, qui s'enrichit en 1085 d'un sixième des dîmes de Robert de Moidrey. L'abbesse du monastère possède le droit de haute, basse et moyenne justice sur Saint Georges de Grehaigne et représente le recteur jusqu'à la révolution. Au XIIe siècle, Conan II, duc de Bretagne, donne la juridiction seigneuriale aux religieuses.

Les anglais s'emparent de Pontorson en 1418 et rançonnent les habitants de Saint Georges. En 1491 Françoise d'Espinay reconstruit le prieuré, ruiné au XVe siècle, lors de la guerre de succession de Bretagne.

Saint Georges de Grehaigne doit également faire face aux nombreux envahissements de la mer, dont les plus terribles en février 1688 et en janvier 1735, réduisent la population à la mendicité. Au XIXe siècle, la construction de digues et la canalisation du Couesnon permit l'augmentation des terres agricoles.

 
Eglise Saint Georges (XVe et XVIe siècles)

Edifiée au sommet d'une colline, l'église se compose d'une nef et d'un choeur à chevet droit plus étroit. Le clocher en forme de campanile à deux baies, marque la séparation. La paroisse étant placée sous l'autorité de l'abbesse de Saint Georges de Rennes, les mariées lui devaient une chanson après la grand-messe qui suivait les noces, et la dernière mariée de l'année jetait par-dessus le toit de l'église, le jour de l'épiphanie, une balle de jeu de paume, par trois fois, sous peine d'amende. L'église est toujours entourée du cimetière.

L'entrée du choeur à chevet droit est marqué par une arcade en arc brisé. La verrière, du XVIe siècle est incluse dans une fenêtre gothique placé juste au dessus du maître-autel. Elle s'illustre d'une cruxfixion à gauche et d'un Saint Georges à cheval à droite.
       
Photo pierre tombale  
Grotte de Notre Dame de la Libération- 1947 1595" Cy gist soubs ce tombeau le corps de Thomas Simon - décembre 1595"  

Site Info Bretagne: pour tout savoir sur Saint Georges de Grehaigne

   
    Commentaires issus de : Le patrimoine des communes d'Ille et Vilaine - aux Editions Flohic