Pensées revigorantes - Paroisses St Samson de Dol, St Michel de la Baie
Pensées revigorantes

1 « Tout pourrait être mieux, mais tout pourrait être plus mal. Donc tout est bien ! »
Henri Duvernois

“Des malheurs évités le bonheur se compose” dit la sagesse populaire. Et de fait, heureux, nous le sommes surtout par contraste. Celui qui n’a jamais eu soif ne peut connaître la saveur de l’eau. Nous sommes souvent dans l’attente d’un surcroît de vie, de quelque chose en plus par rapport à ce qui constitue notre ordinaire. Nous voudrions des choses en surabondance et nous oublions que nous pourrions aussi mourir de soif. Nous raisonnerions différemment si nous considérions que ce dont nous disposons constitue non pas quelque chose de normal, mais un privilège que nous devrions apprécier à sa juste valeur. Redécouvrir l’extraordinaire de notre ordinaire, c’est faire un grand pas vers le bonheur. Considérons tout ce que nous avons, plutôt que de nous attarder à tout ce qui nous manque, et nous redécouvrirons la vie pour ce qu’elle est : une chose magnifique dont il faut célébrer la saveur ici et maintenant, sans égard pour ce qui aurait pu être et qui n’est pas. Revisitons la simplicité de l’instant pour redécouvrir à quel point notre bonheur peut s’y accorder naturellement. Tout est bien !

2 - « On ne meurt pas riche de ce qu'on a fait, mais pauvre de ce qu'on n’a pas fait. »

Frédéric Dard

Les plus grandes fautes sont probablement les fautes d’omission, et c’est pourquoi mieux vaut regrets que remords. N’avoir pas fait ce que nous aurions pu faire, ou ce que nous aurions dû faire, voilà probablement de quoi alimenter durant des siècles la fontaine aux remords ! Or, nous sommes tous porteurs de dettes, tous, dans la mesure où nous sommes toujours en déficit d’actions généreuses et signifiantes. Considérez votre état d’esprit à l’aube de l’année nouvelle : combien de résolutions prises, combien de promesses faites à vous-même pour repartir du bon pied, réactualiser des projets ou des rêves, combien de projections vers l’avenir et d’espérance pour approcher de plus près votre vérité, votre idéal… Eh bien, ces idées et ces idéaux, n’oubliez pas d’en faire des résolutions actives, œuvrez-y jour après jour, consacrez-vous à traduire en actes et en vérité, ce qui est encore en l’état fragile et virtuel de pieuse intention. Au bilan de cette année, vous n’aurez de compte à rendre à personne… si ! à votre conscience, et celle-ci vous le savez, ne se contentera pas de piètres justifications pour combler des manquements ou des élans inachevés. Courage, donc, et persévérance, pour faire en sorte que vos fautes d’omission soient aussi légères que des péchés mignons !

François Garagnon

3 - « L’obscurité de ce monde n’est qu’une ombre.»

Derrière elle et cependant à notre portée se trouve la paix.» Fra Angelico

Qui n’a pas ressenti un jour quelque abattement en ces périodes interminables de grisaille et de pluie, comme si le soleil avait disparu pour toujours ? Et qui n’a pas été ébloui par cette clarté magnifique et inattendue d’une soudaine percée de lumière à travers l’obstruction compacte et tourmentée des nuages ? Qui n’a pas éprouvé, à ce moment précis, un sentiment de victoire, quelque avènement glorieux venant percer la misère du monde et dissiper tous les nuages de l’égarement ? Cette obscurité, ces jours mornes de grisaille et de pluie, ne sont-ils pas en nous, plus souvent encore qu’au-dehors, assombrissant nos paysages intérieurs, créant en nous pressions et dépressions ? Et pourtant… la percée de lumière finit toujours par advenir et par triompher des ténèbres. L’intensité lumineuse qui est en nous, c’est l’amour ; et les phénomènes climatiques qu’elle engendre inéluctablement s’appellent : confiance, espérance, joie, émerveillement. Lorsque nous nous tenons sous ce faisceau d’amour, alors tout notre être est éclairé et nous pouvons ressentir un sentiment plus intense encore que le bonheur : une grande paix intérieure

François Garagnon

4 - «Méfie-toi de perdre du temps à te plaindre»

Madeleine Delbrêl

Se plaindre de ses malheurs ou récriminer contre l’époque présente est toujours du temps perdu. Et non seulement du temps perdu, mais de l’énergie perdue. Car nous n’avons qu’une énergie : si nous la dépensons en plaintes, lamentations et jérémiades, nous nous comportons comme des gestionnaires dispendieux, qui se découvrent sans ressources face aux projets d’avenir, après avoir tout dépensé pour des choses inconsistantes et sans intérêt. Il faudrait passer du temps à désirer ce que l’on a, au lieu de passer son temps à désirer ce que l’on n’a pas. Et par là même, faire la part belle aux anges de la réjouissance au lieu d’entretenir les démons de l’affliction.

François Garagnon

 

5 - « L’amour n’est pas un sentiment, c’est un art.»

Paul Morand

L’amour est souvent associé au désir. Le désir est cet appétit du cœur, cet élan merveilleux qui nous fait nous lever le matin la tête pleine de projets ou le cœur plein de bonne humeur, qui nous porte à aimer, à poser le sac de notre ego sur le chemin pour aller d’un pas léger à la rencontre de l’autre. Il ne s’agit pas de domestiquer le désir, mais de l’associer à un idéal au lieu de l’asservir à une pulsion. Nous attendons tout de l’amour… en oubliant que l’on y trouve d’abord ce que l’on apporte ! Si nous voulons croire à l’amour durable, nous devons avoir l’exigence, le soin ou le goût de la beauté qu’a le jardinier pour son jardin. Nous devrions être des jardiniers d’amour. Prendre soin. Ne pas piétiner. Entrer dans l’harmonie de l’autre avec délicatesse. Respecter le rythme des maturations et des éclosions, des germinations secrètes puis des printemps, arracher sans cesse les mauvaises herbes qui menacent et qui, si nous n’y prenons garde, viendront vite gâcher l’harmonie de notre jardin et étouffer la bonne graine. Oui, l’amour c’est un peu l’art des jardins, et nous devons être des paysagistes de l’âme pour y faire régner l’équilibre, la beauté et l’harmonie.

6 - « Si on aime sans se le dire, on perd les deux tiers de son amour.»

(proverbe malgache)

D’où vient que nous soyons si coutumiers des critiques et que nous ayons tant de pudeur à exprimer des sentiments tendres ou bienveillants ?Pourquoi sommes-nous tellement plus prompts à dénoncer ce qui ne va pas qu’à faire l’éloge de ce qui nous contente ?

Et si nous revisitions tous ces comportements qui nous sont naturels? Si nous nous aimions “vivants” ? Si nous disions à ceux que nous aimons tout le bien que nous pensons d’eux et combien ils sont indispensables à notre bonheur, serait-ce inconvenant, incongru, ou d’un sentimentalisme excessif ? Soyez aussi zélés dans vos compliments que vous savez l’être dans vos reproches, et prenez l’habitude de dire du bien de ceux que vous estimez. C’est une saine habitude qui fait grandir l’amour et le bien-être de chacun. François Garagnon

7 - "Il n’existe que deux façons de vivre.

La première en pensant que les miracles n’existent pas. La seconde en pensant que tout est miracle. "
Albert Einstein

La problématique du sceptique, c’est sa résistance à croire, qui obstrue sa capacité d’émerveillement comme un éboulement nous obstruerait le ciel. La capacité d’émerveillement n’est pas liée à l’émergence dans notre vie d’événements exceptionnels ou d’une grâce providentielle, elle est essentiellement une éducation du regard, une disponibilité d’accueil et une attention particulière, presque vigilante, à la beauté qui se love au cœur de l’ordinaire. C’est notre regard qui peut faire des miracles, puisqu’il est littéralement transfigurateur. Et pour qu’il le soit effectivement, il importe de regarder les autres et le monde “avec les yeux de l’amour”, sinon, nous n’en verrons pas la beauté, l’éclat et le caractère irremplaçable – pour ainsi dire “miraculeux”.Comme le disait Gustave Thibon, « Ce n’est pas la lumière qui manque à notre regard, c’est notre regard qui manque à la lumière »…

François Garagnon

8 - « Tu peux t’épuiser au travail,

tu peux même t’y tuer, mais tant qu’il n’est pas mêlé d’amour, il est inutile. Travailler sans amour est un esclavage.»

Mère Teresa

Mère Teresa considérait que « la plénitude de notre cœur transparaît dans nos actes ».Et elle précisait: « il est des continents entiers où la pauvreté est plus spirituelle que matérielle, une pauvreté faite de solitude, d’abattement, d’une absence de sens ». Quel degré d’amour investissons-nous dans notre famille, dans notre travail, auprès des autres en général ? Pourquoi sommes-nous si tièdes dans nos engagements, alors que nous pourrions être “incandescents” ? Pourquoi sommes-nous toujours en- deçà de ce que nous pourrions être ? « La vertu, a écrit Jacqueline Kelen, c’est le courage de devenir ce qu’on est de plus beau ». Tentons de nous armer de ce courage-là, et tous nos combats prendront sens et mériteront d’être vécus, car ce seront, peu ou prou, des combats d’amour.

9 - « Ah ! Si nous pouvions savourer l’existence comme un don,

prendre conscience de cette création continue, de ce don incessant d’être et de vie, de ce bonheur, de cet étonnement d’exister"

Nous avons un grand besoin de réapprendre à vivre, de retourner aux sources les plus universelles de saveur et de joie. Sous prétexte de progrès, le monde moderne a considérablement compliqué notre mode de vie, substituant à la simplicité des origines, un système très élaboré avec ses rouages, ses codifications, ses normes, sa logique. Mais cette logique est-elle humaine ? En d’autres termes, est-elle au service de l’homme, ou s’agit-il d’une machine folle qui se nourrit de sa propre énergie et ne peut plus s’arrêter ? D’où vient que nous ayons tant de choses pour notre confort, et parallèlement tant de difficultés pour vivre ? Allégeons-nous un peu, jetons du lest, et la nacelle de notre vie s’élèvera peu à peu ; et nous prendrons de la hauteur, comme libérés par la pesanteur des affaires terrestres, et nous découvrirons à quel point la vie présente des panoramas prodigieux. Forts de cette nouvelle perspective, nous contemplerons la vie dans son authenticité originale, sous sa lumière radieuse. Et nous serons heureux.

Louis Evely

10 - « Les trois secrets de la sagesse :

"N’écoute pas le mal, ne vois pas le mal, ne dis pas le mal." Dominique Lapierre - Larry Collins

Par la compréhension qu’elle permet des hommes et du monde, la sagesse ouvre à la bienveillance et à l’exercice du bien. Elle nous montre que le mal est maître de fausseté, que tout ce qui contrarie l’amour doit être pourchassé comme contraire aux lois de la vie. Pour connaître la valeur d’une qualité ou d’une vertu, il nous arrive de devoir expérimenter leur contraire. C’est ce qui a conduit S.Pinckaers, dans son livre consacré à “La Quête du Bonheur”, à soutenir :

« Paradoxalement, il semble bien que certaines expériences qui nous soumettent à l’assaut de la violence soient nécessaires pour accéder à la vraie douceur ». Peut-être en effet faut-il être parfois traversé par la violence pour pacifier véritablement son cœur.

François Garagnon

11 - « Il y a dans le silence une merveilleuse puissance de clarification,

de purification, de concentration sur l’essentiel .»

Dietrich Bonhoeffer

Le silence est plus éloquent que bien des paroles. En nous éloignant des voies de spiritualisation, nous avons déserté les chemins du silence. Et, ce faisant, nous avons du mal à situer les lieux de plénitude dans notre géographie intérieure. On a oublié que spiritualité signifie éveil. Et si la spiritualité est intimement liée à l’intériorité, c’est que seul le silence peut faire éclore l’éveil. Enzo Bianchi, fondateur d’un monastère œcuménique dans le nord de l’Italie, voit dans le silence le gardien de l’intériorité : « c’est du silence que peut naître une parole subtile, pénétrante, communicative, sensée, lumineuse, et même, oserai-je dire, thérapeutique, capable de consoler ». Faisons l’expérience du silence et de la solitude, comme école de guérison intérieure et d’éducation du désir

François Garagnon

12 - La profondeur d’un homme est dans sa puissance d’accueil

Eloi Leclerc

"La plupart des hommes demeurent isolés en eux-mêmes, malgré toutes les apparences", déplore ÉLoi Leclerc, qui eut l’occasion de me confier que la tragédie moderne c’est que le monde est fermé. Le sens de l’accueil, c’est au contraire l’ouverture. S’ouvrir aux autres, c’est d’une certaine manière communier avec eux, et en éprouver un sentiment de profondeur et de paix. L’hyper- communication, qu’autorisent les technologies modernes, a paradoxalement amplifié la solitude et le sentiment de séparation entre les êtres. Ce n’est pas de multiplier les occasions de communiquer dont nous avons besoin, mais de relations vraies et d’échanges profonds. Nous sentons bien que la communication nous laisse toujours en contrebas. Le sommet de nos relations avec les autres, le point sublime à partir duquel nous pouvons découvrir toute la beauté des êtres et même de l’univers, c’est la communion.

François Garagnon

13 - « Les crises sont toujours un enrichissement :

elles obligent à trouver des solutions inespérées. » René Dubos


Une crise est souvent considérée comme une situation aigüe, tendue, difficile à contenir ou à maîtriser et dont les suites de conséquences sont généralement considérées comme néfastes. Voilà pourquoi on redoute généralement les crises. Crise vient du grec “krisis” qui signifie : décision, jugement et qui renvoie à l’idée d’un moment-clé, charnière, où quelque chose va se décider. Si les crises sont rarement souhaitées, elles font souvent partie des transitions ou des mutations nécessaires. Quand bien même nous voudrions garder aux choses leur statu quo, la mobilité du réel nous en empêche et nous pousse toujours — fut-ce malgré nous — à nous adapter. La fonction salutaire des crises, c’est qu’elles nous secouent de la torpeur que des habitudes trop bien réglées pourraient générer à notre insu. Elles sollicitent une tension de notre part, un engagement renouvelé, une reprise en main de notre destin. Les crises sont des révolutions intérieures nécessaires. Baudelaire a eu un jour ce mot : « Remettre tout en question, c’est plonger au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ».

François Garagnon

14 - Comment aimer les autres ?

« Aimez-vous l'un l'autre... »

Aimer les autres est un concept bien vague, à moins que nous nous engagions à suivre les conseils suivants :

1- Les gens en général manquent d'assurance : redonnez-leur confiance. Derrière une façade bien lisse se cachent souvent les souvenirs d'un passé douloureux et la crainte d'un avenir incertain. Dites-leur ce que Dieu affirme dans Sa Parole : « Je ne te délaisserai jamais, Je ne t'abandonnerai jamais » (Hébreux 13.5). Si tout s'écroule autour de nous, une chose subsiste, immuable, la Parole de Dieu.

2- Les gens ont besoin de se sentir appréciés : ne soyez pas avares de compliments à leur égard. Félicitez-les quand ils ne s'y attendent pas, quand il est évident que vous n'espérez rien en retour. Mary Kay Ash, fondatrice d'une marque de produits de beauté très connue aux Etats-Unis a dit un jour : « Chaque être humain porte un signe invisible autour du cou avec cette inscription : Aidez-moi à me sentir important ! » Remarquez la fréquence des affirmations divines concernant Son amour à notre égard, notre importance à Ses yeux et les plans qu'Il a élaborés pour diriger notre vie.

3- Les gens espèrent connaître des lendemains meilleurs : donnez-leur de l'espérance. Faites-leur comprendre que leur avenir sera meilleur que le passé s'ils accordent à Dieu la première place dans leur vie. « Tant qu'il resta fidèle au Seigneur, Dieu le fit prospérer » (2 Chroniques 26.5).

4- Les gens ont besoin d'être compris : écoutez-les. L'ennui, c'est que nous sommes toujours trop pressés et peu enclins à prendre le temps de les écouter ! Nous n'avons pas le temps de donner des conseils et nous préférons passer outre. Mais avant de pouvoir les aider, nous devons apprendre à les comprendre.

5- Les gens ont besoin d'exemples à suivre : jouez ce rôle pour eux. Paul affirma aux Corinthiens : « Suivez mon exemple comme je suis l'exemple de Christ » (1 Corinthiens 11.1). Nous ne nous rendons souvent pas compte de l'exemple que nous donnons aux autres et de l'impression qu'ils ont de nous. Que vous le vouliez ou non, ce que vous faites et ce que vous refusez de faire, tout cela aura une influence sur les autres.

Quand vous quitterez ce monde, ce que vous laisserez derrière vous sera l'influence que vous aurez eue sur eux.

www.saparole.com

 

Sommaire

1-« Tout pourrait être mieux, mais tout pourrait être plus mal. Donc tout est bien ! »

2 -On ne meurt pas riche de ce qu'on a fait, mais pauvre de ce qu'on n’a pas fait.

3 - L’obscurité de ce monde n’est qu’une ombre

4 - Méfie-toi de perdre du temps à te plaindre

5 - L’amour n’est pas un sentiment, c’est un art

6 - Si on aime sans se le dire ...

7 - Il n’existe que deux façons de vivre ...

8 - Tu peux t’épuiser au travail ...

9 - Ah ! Si nous pouvions savourer l’existence comme un don

10 - Les trois secrets de la sagesse

11 - Il y a dans le silence une merveilleuse puissance de clarification

12 - La profondeur d’un homme est dans sa puissance d’accueil

13 - Les crises sont toujours un enrichissement

14 - Comment aimer les autres ?